Mai 67.

Mai 67, Colombe Schneck. [2014]

mai67

Résumé:

Le 29 mai 67, tu as noué dans tes cheveux un foulard à motif jaune et bleu et une mèche de tes cheveux s’est échappée de ce chignon retenu par un foulard. Le sais-tu, toi, que ce jour-là une mèche blonde a glissé de ce tissu serré jaune et bleu ? Je découvre et j’admire tout, ce foulard jaune et bleu, un grain de beauté plat et clair sur ta joue gauche, cette manière que tu as de te tenir debout dans un léger déhanchement, l’odeur mentholée de la lotion que tu appliques sur tes jambes après les avoir exposées au soleil.

Ces mots « dégoûtant », « rigolo » qui étaient si nouveaux et qui ne le sont plus, la première télévision couleur, les premiers cinémas d’art et d’essai, les premières pilules contraceptives, tes jupes beaucoup trop courtes, la chanson « Summer of Love » que l’on écoutait à la radio, tout cela est toujours présent. Tu me conduis, ce printemps-là, vers la modernité.

Extraits sur le blog : (13)

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Liste complète des extraits.

« Elle m’avait rassuré, nous, on couche mais on n’est pas amoureux. Elle m’avait cité en exemple Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Il y avait ce truc nouveau l’amour libre. On pouvait coucher sans être amoureux. Juste pour le plaisir. On pouvait être amoureux et ne pas être fidèle. J’avais ravalé mes grandes phrase. »


« Nous arrivons dans un monde nouveau dont personne ne connaît encore les règles sauf toi, parce que tu les inventes. »


« Tu aimes les histoires d’amour. Quand les gens se font du bien, tu es contente. La rivalité, la mesquinerie t’attristent. L’élégance t’enchante. »


« La rivalité, ce n’est pas pour toi. Tu aimes que tes amies soient belles, tu les admire. Tu es une chic fille. »


« Je peux juste te murmurer que tu aimes l’amour, qu’il n’y a rien de plus naturel, que l’amour avec toi, cela ne ressemble à rien de ce que je connaissais. Tu t’abandonnes et pour la première fois, moi aussi. »


« Tu ne voulais pas que je chasse les mouches, tu aimais tout le monde sans à priori (…). Tu avais assez d’amour pour tout le monde. J’ai compris ton amour pour les animaux des années plus tard (…) »


« Un amour n’en chasse pas un autre. Il s’agit du même respect, celui pour la vie et les vivants. »


« Tu tentes de vivre dans un monde imaginaire qui serait merveilleux, où tout le monde t’aimerait, tu aimerais tout le monde et ce serait réciproque et tu te heurtes à la réalité. »


« Je pense à toi, ne pas te parler, te voir, te toucher me manque. »


« Ma seule réussite aurait été de rester avec le même homme toute ma vie et ça, je l’ai raté. J’ai besoin d’un homme qui soit à mon entière disposition. S’il le fait, c’est qu’il est bête et je me lasse. S’il est intelligent, il refuse et me quitte. »


« Tu es une révolutionnaire, pas dans la jungle mais ici, dans notre monde. Les relations entre les hommes et les femmes, les relations sexuelles puisqu’il faut les nommer, le désir, regarder, toucher, tout change grâce à toi. »


« Tu m’as appris à aimer, tu as été mon professeur d’amour. »


« Tu as tenté de mourir plusieurs fois, mais c’est le désir de vivre que tu m’as donné. Tu m’as dit un jour ‘Je ne désire rien de plus que de vivre et d’aimer’. »


 

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